À la Reconquête de Toulouse !
Une conviction simple
Toulouse est une grande ville, c’est vrai.
Mais elle peut redevenir une ville agréable. Une ville où l’on se sent en sécurité. Une ville vivante, fière de son identité et confiante en l’avenir.
Depuis trop longtemps, les Toulousains ont le sentiment que leur ville glisse doucement :
l’insécurité progresse, le quotidien se dégrade, les décisions manquent parfois de courage et de vision, et notre identité s’efface peu à peu.
Je refuse ce renoncement.
Ma démarche repose sur une idée simple : il est encore temps de redresser la barre, à condition d’être francs et d’agir avec détermination.
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Retrouvez l’ensemble du projet municipal, les priorités et les premières mesures.
LES PRIORITÉS DU PROGRAMME
Protéger : la sécurité et la tranquillité publique
La première des libertés
Sans sécurité, il n’y a ni liberté, ni vie de famille paisible, ni prospérité possible. Or, aujourd’hui trop de Toulousains adaptent leur quotidien à la peur :on évite tel quartier, telle heure, tel lieu. Cela ne peut plus durer.
👉 Notre engagement est clair : rétablir l’autorité, faire respecter la loi partout et pour tous, et protéger chaque habitant quel que soit son quartier.
La vérité d’abord : l’Observatoire Municipal de la Délinquance
Aujourd’hui, à Toulouse, les informations sur l’insécurité existent, mais elle restent éclatées, opaques, et bien souvent non-publiées. On a ce qu’on voit, on a des témoignages, on a la presse, mais on n’a pas un diagnostic clair, public, suivi. On ne corrige jamais ce qu’on refuse de regarder : ceux qui ne veulent pas la vérité, ne veulent pas la sécurité. Nous, nous les voulons.
C’est pourquoi nous créerons un Observatoire municipal de la délinquance, avec d’un tableau de bord public avec des données par quartier, par type de faits et par tranche horaire. Chaque mois, les Toulousains sauront précisément ce qui se passe, où, et comment la situation évolue. Ce ne sera pas enfoui dans un rapport de 180 pages, mais des chiffres simples, réguliers, et accessibles.
“Observatoire Municipal de la Délinquance” : la vérité
Aujourd’hui, à Toulouse, la sécurité est abondamment commentée… mais rarement mesurée de façon claire et régulière. Les habitants ne disposent pas d’indicateurs simples et publics sur les délais d’intervention, les incivilités par quartier, le traitement des signalements ou l’évolution réelle de la délinquance locale. Sans données consolidées et publiées, il n’y a ni pilotage précis, ni responsabilité politique pleinement assumée.
Nous créerons un Observatoire Municipal de la Délinquance, chargé de centraliser les données existantes (Police municipale, CSU, signalements citoyens), de les harmoniser et de publier chaque mois un tableau de bord public, clair et accessible à tous.
L’objectif est simple : faire de la sécurité un domaine gouverné par les faits, et non par les impressions. Assumer la transparence, fixer des objectifs, mesurer les résultats et rendre des comptes.
Concrètement, les Toulousains sauront si les délais d’intervention baissent, si les incivilités reculent dans leur quartier, si les signalements sont traités plus rapidement. La sécurité cessera d’être un discours : elle deviendra une réalité mesurable, suivie et améliorée dans le temps.
Aujourd’hui, les chiffres officiels de la délinquance sont publiés par l’État à l’échelle nationale ou communale, mais rarement mis en forme localement pour évaluer l’action municipale. Peu de grandes métropoles vont plus loin. Paris publie un baromètre d’activité de sa police municipale ; ailleurs, les données sont fragmentaires ou internes. Aucune grande ville ne propose un outil complet, régulier et territorialisé par quartier associant activité, performance et évolution dans le temps.
Toulouse peut devenir une référence en matière de transparence et de pilotage local. Chaque mois, les habitants disposeront d’indicateurs lisibles, sectorisés, comparables d’un mois à l’autre. Chaque année, un rapport public fixera des objectifs et présentera les résultats obtenus.
Une politique de sécurité sérieuse ne se contente pas d’annoncer des moyens : elle accepte d’être mesurée. Publier les chiffres, c’est assumer la responsabilité.
Quand on veut la sécurité, on veut la vérité.
Coordonner l’action : une tour de contrôle interconnectée pour la ville
Mais dire la vérité ne suffit pas. Encore faut-il être capable d’agir. Pour agir efficacement, nous décloisonnerons les informations et nous créerons la tour de contrôle de la ville : “Toulouse Sécurité”. Une salle de commandement interconnectée, où convergeront caméras, police municipale, alertes, écoles et circulation. Quand tout sera coordonné, on interviendra plus vite et on évitera le pire.
Ce n’est pas de la science-fiction : c’est ce qui se fait déjà dans les villes les plus avancées, comme à Nice.
« Toulouse Sécurité » : la tour de contrôle de la ville
La sécurité ne se subit pas, elle se commande.
Aujourd’hui, à Toulouse, les outils de sécurité existent, mais ils ne sont pas pleinement interconnectés. La Police municipale, le Centre de Supervision Urbaine, Tisséo, la propreté, la voirie ou les services de secours travaillent avec des systèmes qui ne sont pas pleinement interconnectés. Cette fragmentation ralentit la circulation de l’information et allonge les délais de décision.
Nous créerons une Salle de commandement interconnectée “Toulouse Sécurité”, véritable centre névralgique municipal, capable de centraliser en temps réel les flux vidéo, radio et opérationnels. Elle sera le premier centre de commandement municipal du sud de la France capable de superviser en temps réel l’ensemble du dispositif de tranquillité publique. Elle permettra de coordonner instantanément les interventions, d’optimiser l’affectation des équipes et de renforcer la coopération avec la Police nationale et les services de secours.
Ce centre permettra d’unifier les communications, d’exploiter intelligemment les flux vidéo grâce à l’analyse comportementale dans le cadre de la loi et à la lecture automatisée des plaques, et d’assurer une coordination permanente, jour et nuit, 365 jours par an. Il intégrera également une redondance technique complète et une protection renforcée des données.
L’objectif est simple : assumer une maîtrise opérationnelle directe de la sécurité municipale et mettre fin à une gestion dispersée. Une grande métropole ne peut pas gérer la sécurité par mails et coups de téléphone dispersés. Elle doit disposer d’un commandement opérationnel moderne, capable de réagir en minutes, pas en heures.
Concrètement, cela signifie des interventions plus rapides, une meilleure coordination lors des incidents ou crises majeures, une exploitation plus efficace des caméras et une capacité de réaction immédiate en cas de crise.
Le modèle Niçois
Nice a structuré sa politique de sécurité autour d’un Centre de Supervision Urbain créé en 2010, aujourd’hui reconnu comme l’un des dispositifs municipaux les plus avancés de France. Ce centre fonctionne 24 heures sur 24, toute l’année, et supervise les milliers caméras couvrant l’ensemble du territoire communal (Vidéoprotection urbaine, vidéoprotection pour les transports communs, vidéosurveillance des axes routiers et ouvrages d’art, vidéoprotection des bornes escamotables, vidéosurveillance des bâtiments publics)
Le dispositif niçois ne se limite pas à un mur d’images. Il comprend un poste de commandement radio assurant le pilotage des effectifs de voie publique, plusieurs salles d’exploitation spécialisées, une salle de crise activable lors d’événements majeurs, ainsi qu’une unité d’extraction vidéo permettant la mise à disposition des images dans le cadre judiciaire. Les transports publics sont également intégrés au système, avec des renvois vidéo en temps réel.
La ville a engagé une étape supplémentaire avec la création d’un Centre d’Hypervision Urbain et de Commandement intégré au futur Hôtel des Polices. Ce centre regroupera, dans un même ensemble opérationnel, la police municipale, la gestion des déplacements, les dispositifs de sécurité et les cellules de gestion de crise. Une interconnexion formalisée avec les services de l’État permet d’assurer une coordination immédiate en cas d’événement majeur.
Nice démontre ainsi qu’une grande ville peut se doter d’un centre municipal permanent, interconnecté, multi-services et capable de piloter la sécurité urbaine en temps réel.
Toulouse doit franchir le même cap
Toulouse est la troisième ville de France. Elle est une métropole européenne, capitale aéronautique, pôle universitaire majeur, carrefour de mobilités. Elle ne peut pas rester dans une organisation fragmentée où chaque service agit de son côté.
Ce que Nice a structuré depuis plus d’une décennie montre qu’un centre municipal permanent, interconnecté et capable de coordonner en temps réel les acteurs de la sécurité est devenu une norme dans les grandes villes confrontées à la complexité urbaine contemporaine.
Toulouse doit franchir ce cap.
La Salle de commandement interconnectée “Toulouse Sécurité” donnera à la municipalité un véritable centre nerveux : un outil de coordination, de décision et de responsabilité. Elle permettra de relier la police municipale, les flux transports, la gestion des crises et les signalements citoyens dans un même pilotage opérationnel.
Une grande ville ne peut pas subir les événements. Elle doit les anticiper, les coordonner et les maîtriser : à Toulouse, nous devons assumer cette exigence.
La vidéoprotection moderne : 5 000 caméras avec IA
Toulouse a pris énormément de retard : Nice, ville plus petite, compte dix fois plus de caméras que Toulouse. Même Saint-Gaudens compte plus de caméras par habitant que la Ville Rose. Mais la vidéoprotection ne doit plus être un slogan ni un outil de communication. Elle ne doit pas être un sujet à polémiques, elle doit produire de la sécurité.
Notre objectif est de faire de Toulouse l’une des villes les plus sûres de France, en passant d’une surveillance “constat” à une vidéoprotection active et intelligente, convergeant dans la salle “Toulouse Sécurité”.
Déploiement de 5 000 caméras de vidéoprotection avec IA
Toulouse doit voir mieux pour agir plus vite.
Aujourd’hui, Toulouse dispose d’un réseau de vidéoprotection insuffisant pour couvrir efficacement l’ensemble de son territoire. Dans une métropole de cette taille, un dispositif partiel crée des zones d’angle mort et limite l’efficacité des interventions comme des enquêtes.
Nous déploierons progressivement un réseau de 5 000 caméras de vidéoprotection, conçu comme un véritable maillage urbain cohérent : intersections stratégiques, écoles et crèches, parcs et aires de jeux, parkings publics, axes sensibles, transports et points noirs identifiés. Il ne s’agit pas d’un affichage symbolique, mais d’une couverture territoriale complète et équilibrée.
Les caméras ont trois fonctions essentielles. Elles dissuadent les actes de délinquance et d’incivilité. Elles permettent d’orienter immédiatement les équipes de police municipale là où un incident survient. Elles facilitent l’élucidation des faits grâce à des images exploitables dans le cadre judiciaire.
Ce réseau sera exploité depuis la Salle de commandement interconnectée “Toulouse Sécurité”, garantissant une supervision permanente et une coordination en temps réel.
Les outils modernes d’aide à l’exploitation permettront de détecter plus rapidement des situations anormales : attroupements violents, mouvements de foule, intrusion dans des zones interdites, véhicules signalés. Il ne s’agit pas de surveiller les citoyens, mais d’identifier plus vite les situations à risque pour déclencher une intervention rapide. Ces technologies seront utilisées dans le strict respect du cadre légal national et sous contrôle des autorités compétentes.
L’objectif est simple : mettre fin aux zones d’impunité et garantir une sécurité effective dans tous les quartiers, sans distinction.
Protéger une grande ville ne se fait pas à moitié : un maillage partiel est inefficace, un maillage complet protège.
Pourquoi 5 000 caméras sont nécessaires
Toulouse compte plus de 500 000 habitants et s’étend sur 118 km². Le parc actuel est d’environ 600 caméras. Cela représente une densité très faible pour une métropole de cette taille. À titre de comparaison, Nice, ville plus petite, supervise plus de 4 000 caméras et a structuré un centre d’hypervision permanent.
Le débat n’est donc plus de savoir si la vidéoprotection est utile. Elle l’est. Le débat est celui de l’échelle.
Un réseau de 2 000 caméras, comme proposé par la municipalité sortante, resterait partiel. Il couvrirait certains axes, quelques intersections, quelques établissements, mais laisserait encore de larges zones sans supervision cohérente. Or la sécurité ne fonctionne pas par saupoudrage. Elle fonctionne par maillage.
Une grande métropole ne peut pas protéger ses écoles, ses parcs, ses parkings, ses ronds-points et ses quartiers sensibles avec un dispositif incomplet. Elle doit atteindre un seuil critique de couverture pour produire un effet dissuasif réel et une capacité d’intervention rapide.
5 000 caméras, ce n’est pas un chiffre spectaculaire. C’est un chiffre cohérent avec la taille de Toulouse, avec la dispersion des flux urbains et avec les standards des grandes villes qui ont choisi d’agir.
Un effort réaliste
Un déploiement de près de 4 400 caméras supplémentaires, à un coût complet estimé à 17 000 € par caméra, représente un investissement global d’environ 75 millions d’euros. Étendu sur six ans, cela correspond à un effort annuel d’environ 12,5 millions d’euros par an. À l’échelle du budget municipal 2026, qui s’élève à près de 971 millions d’euros pour la Ville de Toulouse, cet effort est réaliste et absorbable sans remettre en question les services essentiels. En faisant de la sécurité une véritable priorité budgétaire, ce niveau d’investissement peut être intégré dans une trajectoire maîtrisée, comparable à celle d’autres gros projets d’équipement ou d’investissement urbain. Ce n’est pas une charge hors norme : c’est une mise en ordre de la ville face aux enjeux contemporains de tranquillité publique.
2 000 caméras : un minimum, pas une stratégie
Nous avons été les premiers à dire qu’il fallait changer d’échelle. Que la ville devait être couverte. Que la sécurité moderne repose sur la visibilité et la réactivité.
Annoncer 2 000 caméras, c’est reconnaître que la situation actuelle est insuffisante. C’est un pas. Mais ce n’est pas une stratégie complète. Mettre une caméra dans certaines rues ne suffit pas, il faut garantir une sécurité dans chaque quartier.
Même si l’on retenait l’objectif annoncé de 2 000 caméras à Toulouse, la densité resterait environ 3 à 4 fois inférieure à celle de Nice. La sécurité n’est pas un effet d’annonce. C’est une infrastructure. Et pour une ville comme Toulouse, cette infrastructure doit être dimensionnée à la hauteur des enjeux.
Le trio qui change tout : Police Municipale + Police Nationale + Justice
Aujourd’hui, à Toulouse, il existe des coopérations et des tentatives de coordination, mais elles restent incomplètes, trop lentes, et pas assez systématiques. Résultat : la Ville fait sa part, la Police Nationale fait comme elle peut, la Justice manque de moyens, et pendant ce temps les incivilités et la petite délinquance s’installent.
Nous, nous voulons casser ce cercle avec un trio clair, concret, immédiatement applicable.
Une convention Police Nationale – Police Municipale renforcée
La sécurité ne peut pas fonctionner avec des services séparés. Nous mettrons en place une convention renforcée pour que Police Municipale et Police Nationale travaillent vraiment ensemble, sur le terrain et en temps réel.
Concrètement, cela veut dire : partager les informations de façon plus systématique, des procédures communes, et surtout un accès direct aux images de vidéoprotection. Une ville ne peut pas se protéger avec des outils cloisonnés.
Convention Police nationale / municipale renforcée + partage des caméras
La sécurité, c’est la première des libertés : elle exige une coordination parfaite, pas une juxtaposition de services.
La convention de coordination entre Police Nationale (qui agit sous l’autorité du Préfet) et Police Municipale (qui agit sous l’autorité du Maire) signée en juillet 2025 a supprimé les barrières territoriales et horaires : la Police municipale peut désormais intervenir 24h/24 sur l’ensemble de Toulouse. C’est une avancée (bien que l’effectif de nuit ne soit toujours pas garanti, contrairement à ce qui est mis en avant par la mairie). Mais une autorisation ne garantit pas une coordination réelle.
Aujourd’hui encore, le Centre de Supervision Urbain est piloté par la Police municipale. La Police nationale ne dispose pas d’un accès direct et permanent aux flux opérationnels. La transmission repose trop souvent sur des circuits humains, sur la réactivité des agents, parfois sur le hasard.
En résumé : la Police municipale voit, mais la Police nationale ne sait pas toujours immédiatement.
Une grande métropole ne peut pas fonctionner ainsi.
La sécurité moderne ne peut pas dépendre de la bonne volonté ou d’un échange informel. Elle doit être organisée, structurée et instantanée.
Nous proposerons une convention renforcée fondée sur trois principes simples :
- Présence permanente d’un agent de la Police nationale au CSU, pour garantir une transmission immédiate des informations critiques.
- Main courante numérique réellement commune, afin que chaque incident constaté par l’un soit immédiatement visible par l’autre.
- Canal radio partagé pour les urgences, pour supprimer les délais de coordination lors des agressions, rixes ou troubles graves.
L’objectif est de passer d’une coopération de principe à une coopération opérationnelle.
Quand une agression est captée par caméra, l’information doit être partagée en temps réel. Quand une patrouille municipale intervient, la Police nationale doit être informée immédiatement. Quand une enquête judiciaire est engagée, les données utiles doivent être accessibles sans délai inutile.
Aujourd’hui : la PM voit, la PN ne sait pas toujours. Demain : quand la PM verra, la PN saura et agira.
Exiger des renforts de Police Nationale pour Toulouse
Toulouse est une grande métropole. Elle doit être traitée comme telle. Nous porterons une exigence simple : des effectifs de Police Nationale à la hauteur des besoins réels.
Ce n’est pas une demande de principe. C’est une condition du résultat. Parce qu’une ville peut moderniser ses outils et renforcer sa police municipale, mais l’État doit aussi faire sa part là où il est compétent.
+300 agents de Police nationale affectés à Toulouse
Tant que l’État refusera de publier des chiffres clairs, Toulouse paiera l’opacité et les Toulousains paieront l’insécurité.
Toulouse est une grande métropole, et pourtant les Toulousains n’ont jamais accès à une information simple : combien de policiers nationaux sont réellement disponibles, sur quels créneaux, pour quels missions, avec quel impact concret sur la sécurité du quotidien.
Même les grandes villes peinent à obtenir des données consolidées : la transparence sur les effectifs et leur répartition est devenue un sujet en soi.
A Toulouse, la pression augmente. La ville gagne environ 5 000 à 10 000 habitants par an, tandis que les syndicats policiers alertent régulièrement sur le manque d’effectifs et l’accumulation de procédures en attente faute d’enquêteurs suffisants. Des milliers de dossiers s’empilent, les délais s’allongent, et les équipes travaillent en tension permanente. Ce décalage entre croissance démographique et moyens humains est désormais documenté et reconnu publiquement.
La question n’est pas seulement celle du nombre brut d’agents, mais celle de l’adéquation entre la population, la pression délinquante et les moyens réellement disponibles. Une chose est certaine : Toulouse ne peut pas se contenter d’un pilotage à l’aveugle.
Nous exigerons d’abord la transparence complète sur les effectifs réellement disponibles à Toulouse, puis un plan de renforts pérennes. Et nous porterons une demande immédiate de +300 policiers nationaux : non pas pour faire un slogan, mais pour remettre de la présence, de l’enquête, et de la continuité d’action contre les trafics et la violence.
Une convention avec le parquet : des incivilités sanctionnées rapidement
L’ordre revient quand la règle est claire et que la sanction suit. Notre objectif est simple : quand quelqu’un dégrade, menace, agresse ou pourrit la vie quotidienne, il doit y avoir une conséquence rapide. Il n’y a qu’une chose pire que l’insécurité : l’impunité organisée.
Nous proposerons une convention opérationnelle rénovée avec le parquet pour accélérer le traitement des faits du quotidien, en particulier les incivilités répétées qui empoisonnent les quartiers. Le message doit être net : à Toulouse, on ne laisse plus rien passer.
Convention avec le Parquet pour traitement rapide des incivilités
La sécurité commence par le respect, et le respect commence par une loi qui agit vite.
À Toulouse, une convention de coordination existe déjà entre la Ville, la Police nationale et le Parquet. Mais comme dans beaucoup de grandes villes, le traitement des incivilités du quotidien reste trop lent pour produire un véritable effet dissuasif.
Une dégradation, un outrage, un dépôt sauvage ou une agression légère sanctionnée six mois plus tard n’a plus la même portée. Le temps judiciaire affaiblit l’autorité publique. Il installe l’idée que les petites infractions ne comptent pas, qu’elles ne seront ni suivies ni sanctionnées rapidement. C’est ainsi que naît le sentiment d’impunité.
Nous proposerons une renégociation ciblée de la convention existante avec le Parquet, afin d’y intégrer un circuit prioritaire pour certaines infractions du quotidien : incivilités répétées, dégradations légères, violences sans ITT, outrages aux agents, dépôts sauvages, troubles manifestes de voisinage. L’objectif n’est pas de contourner la justice — ce serait impossible et illégal — mais de mieux organiser la transmission des dossiers, de garantir leur qualité juridique et de fixer des délais moyens de traitement.
La mairie ne juge pas. La justice reste indépendante. Mais la Ville peut agir en amont : former ses agents pour constituer des dossiers complets, transmettre rapidement les éléments exploitables, assurer un suivi régulier avec le Parquet et publier des indicateurs anonymisés sur les délais moyens de réponse pénale. La transparence crée la responsabilité.
Quand la sanction est rapide, elle est comprise. Quand elle est visible, elle est respectée. Quand elle est proportionnée et proche du fait, elle restaure l’autorité.
Ce trio, c’est la méthode : coordination municipale, présence de l’État, et justice plus rapide. Parce que la sécurité, ce n’est pas de la communication. C’est une chaîne. Et quand un maillon manque, tout s’effondre.
Mon engagement : dire la vérité, s’organiser efficacement, utiliser la technologie utile et faire respecter les règles, pour que Toulouse redevienne une ville où l’on circule librement et où l’on vit sereinement.
Transmettre – l’identité & le patrimoine
Toulouse, ce n’est pas n’importe quelle ville.
C’est la Ville Rose. C’est une atmosphère, une lumière, une couleur, une histoire
qui remonte aux Romains et qui s’élance jusqu’aux étoiles.
Mais la Ville Rose se délave.
Et son identité n’est plus portée, plus assumée, par la politique municipale.
Sans qu’on s’en rende compte, Toulouse perd ce qui faisait qu’on s’y sentait chez soi.
Or une grande ville doit avoir une âme, pas seulement des budgets.
Elle doit avoir un cap, pas seulement des projets.
Elle doit offrir du sens, pas seulement de l’animation.
Reprendre la gouvernance culturelle
C’est pourquoi, en tout premier lieu,
Notre ville doit commencer par ne plus financer des structures militantes et des évènements idéologiques qui n’ont d’autre but que de saper notre identité.
Nous mènerons donc un audit complet des financements culturels, pour arrêter de financer des lubies et des militants idéologisés.
Un audit complet des financements culturels dès le début du mandat
Nous mènerons, dès les premiers mois, un audit complet des financements
culturels accordés par la Ville. L’objectif est simple :
- identifier les doublons,
- mesurer l’impact réel des subventions,
- vérifier leur conformité à l’intérêt général,
- et mettre fin aux financements qui relèvent davantage du militantisme
que de la culture.
Il ne s’agit pas de “faire la chasse aux idées”, mais de garantir que l’argent public serve la culture, pas des causes partisanes.
Cet audit permettra de redéfinir des critères clairs, cohérents, assumés :
patrimoine, transmission, excellence, enracinement local.
Un contrôle annuel des associations subventionnées
Au-delà de l’audit initial, un contrôle annuel sera mis en place.
Toute association bénéficiant d’un financement municipal devra démontrer :
- la réalité de son activité culturelle,
- le respect des engagements pris,
- l’absence de dérive militante ou idéologique incompatible avec la neutralité municipale.
Lorsque ces critères ne seront pas remplis, les financements seront réorientés.
La culture municipale doit rassembler, pas diviser.
Une charte de neutralité pour les lieux culturels municipaux
Les salles municipales, les équipements culturels et les structures financées
par la Ville doivent rester des espaces ouverts à tous. Nous établirons une
charte de neutralité claire :
- pas de transformation des lieux municipaux en tribunes militantes,
- pas de programmation idéologique financée par l’argent public,
- respect du pluralisme et de la cohésion civique.
La mairie n’a pas vocation à promouvoir des combats politiques sous couvert de culture.
Elle a vocation à protéger le cadre commun.
Un registre public des financements culturels
De plus, nous faisons de la transparence une priorité.
Nous tiendrons donc un registre public des financements culturels transparent, et consultable par tous.
Les toulousains sauront qui est financé, pour quoi, et sur quels critères.
Chaque Toulousain pourra y retrouver :
- la liste des structures subventionnées,
- le montant accordé,
- l’objet précis du financement,
- les critères retenus pour l’attribution,
- et les engagements associés.
L’argent public n’appartient pas aux élus.
Il appartient aux habitants.
Rendre ces informations publiques permettra :
- d’assumer les choix culturels de la municipalité,
- d’éviter les soupçons de favoritisme ou d’opacité,
- et de restaurer la confiance entre la mairie et les Toulousains.
La culture municipale ne doit pas être un domaine réservé.
Elle doit être claire, assumée, compréhensible.
Redonner à Toulouse son récit
En parallèle de cette réforme de gouvernance, nous donnerons la priorité absolue aux institutions toulousaines — et au récit toulousain.
Une communauté humaine n’existe que si elle partage une histoire, une mémoire, des repères communs.
Or Toulouse ne raconte plus suffisamment ce qu’elle est.
Pourtant, peu de villes en Europe peuvent revendiquer une telle profondeur historique :
Capitale wisigothe, cité comtale, splendeur romane, pays de cocagne.
Des Capitouls à Clémence Isaure, de Mermoz à Latécoère, de l’Aéropostale à Airbus : Toulouse a traversé les siècles en les façonnant.
Cette richesse existe.
Mais elle est aujourd’hui fragmentée, dispersée, insuffisamment mise en valeur.
Nous voulons remettre la mémoire au cœur de la ville.
Une Maison de l’Histoire Toulousaine
Nous créerons une Maison de l’Histoire Toulousaine, moderne, vivante, accessible à tous.
Ce ne sera pas un musée figé, mais un lieu narratif et pédagogique, capable de raconter :
- l’épopée médiévale et les Capitouls,
- l’héritage religieux et architectural,
- la mémoire occitane et littéraire,
- les grandes figures politiques et culturelles,
- l’aventure industrielle et aéronautique.
Un lieu où les Toulousains — et les visiteurs — pourront comprendre d’où
vient cette ville, ce qu’elle a traversé, et ce qu’elle a apporté au monde.
Car une ville qui connaît son histoire est une ville qui avance avec assurance.
Mettre en valeur les grands Toulousains et les grandes mémoires
Au-delà d’un lieu central, le récit toulousain doit être visible partout dans la ville.
Nous lancerons un programme de mise en valeur des grands Toulousains :
- figures historiques,
- artistes,
- pionniers,
- savants,
- bâtisseurs.
Cela passera par des parcours urbains, des plaques explicatives, des contenus pédagogiques dans les écoles, et une présence renforcée dans
l’espace public.
L’héritage religieux, la mémoire occitane, l’épopée de l’Aéropostale et de l’aviation seront intégrés dans un récit cohérent, assumé et accessible à
tous.
L’objectif est simple : redonner aux Toulousains le sentiment d’habiter une ville qui a du sens.
Une ville qui a une voix.
Une ville où chaque rue, chaque mur, chaque pont raconte quelque chose
de nous.
Toulouse, Ville du Ciel
Mais l’identité toulousaine n’est pas seulement patrimoniale.
Elle est aussi moderne, audacieuse, tournée vers le ciel.
Toulouse est la capitale mondiale de l’aéronautique et du spatial.
Pas du Sud-Ouest. Du monde.
Airbus, le Commandement de l’Espace, les startups du New Space, des milliers d’ingénieurs, des décennies d’innovation…
Et pourtant, il n’existe pas aujourd’hui de politique culturelle à la hauteur de cette épopée.
Cette aventure industrielle et scientifique exceptionnelle est encore trop peu racontée aux Toulousains eux-mêmes, et insuffisamment valorisée comme
levier identitaire et touristique.
Nous voulons assumer pleinement cette vocation.
Un Grand Musée de l’Aviation Française & Européenne
Nous porterons la création d’un Grand Musée de l’Aviation Française & Européenne, à la hauteur de ce que Toulouse a apporté au monde.
Ce musée aura une ambition claire : présenter l’histoire complète de l’aviation mondiale, des pionniers aux géants industriels contemporains —
mais racontée depuis Toulouse, qui en est l’un des cœurs historiques.
Comme Florence raconte la Renaissance depuis la Toscane, Toulouse doit raconter l’aviation depuis la Ville Rose.
Une Cité de l’Espace transformée en Cité européenne du spatial
La Cité de l’Espace doit être modernisée en profondeur pour devenir une véritable Cité européenne du spatial.
Elle devra raconter :
- l’aventure d’hier,
- les enjeux scientifiques d’aujourd’hui,
- et les défis technologiques de demain.
L’objectif est clair : faire de Toulouse la référence culturelle européenne en matière spatiale, en lien avec les acteurs industriels et scientifiques présents
sur notre territoire.
Faire de Toulouse la véritable “Ville du Ciel”
Au-delà de ces équipements majeurs, nous structurerons une identité cohérente autour du ciel :
- valorisation renforcée de Montaudran et de l’Aéropostale,
- parcours urbains dédiés aux pionniers,
- Hall spatial monumental,
- simulateurs éducatifs,
- planétarium urbain et observatoire public.
Ces projets ne sont pas des gadgets. Ils construisent une vision.
Une identité qui mêle fierté locale, éducation scientifique, attractivité économique et développement touristique.
Car une ville qui assume sa singularité attire, séduit et rayonne.
Toulouse doit devenir pleinement la Ville du Ciel.
Car oui, l’identité toulousaine est aussi un vecteur de prospérité.
Une ville qui assume sa singularité attire, séduit, donne envie.
Aujourd’hui, Toulouse n’exprime pas son potentiel touristique.
Nous allons changer cela :
la Ville Rose doit devenir une destination complète, lisible, désirable, articulée
autour de ses forces.
Économie et écologie
Du pragmatisme et de l’ambition
Toulouse est une terre d’innovation, de travail et d’entreprises.
Cette énergie, il faut la libérer, pas l’entraver.
Mon approche est celle du bon sens :
- soutenir ceux qui travaillent et entreprennent,
- simplifier plutôt que compliquer,
- innover sans idéologie ni fiscalité étouffante.
L’objectif ? Une ville attractive, prospère, qui crée des emplois, sans sacrifier notre qualité de vie.
Vie locale & convivialité
Faire revivre nos quartiers
Une ville, ce n’est pas que du béton et des routes.
C’est d’abord ses quartiers, ses commerces, ses places, ses marchés… c’est vous, ses habitants.
Trop souvent, les décisions sont prises sans concertation, parfois contre ceux qui y vivent et y travaillent au quotidien.
Je veux une mairie de proximité :
- qui consulte avant de décider,
- qui soutient les commerçants et la vie locale,
- qui redonne à chaque quartier sa place de lieu de vie, de rencontre et de sécurité.
La convivialité, ce n’est pas un mot creux : c’est une politique.
Ma méthode : de la clarté, du courage.
Je ne promets pas l’impossible.
Je refuse les effets d’annonce et les demi-mesures.
Mon engagement est celui d’un élu responsable :
- dire ce qui est possible,
- décider clairement,
- rendre des comptes aux Toulousains, régulièrement et en toute transparence.
Parce que j’aime Toulouse, avec vous, je suis à la reconquête de Toulouse.